Êtes-vous devenus des colocataires ?

Par Marianne GARCIA

Quand le couple devient colocataire sans s’en rendre compte :


Vous vivez ensemble, vous partagez les tâches, les factures, parfois même le même lit… mais avez-vous encore le sentiment de vivre une véritable relation de couple ?


De nombreux couples ne se séparent pas à cause d’une crise spectaculaire. Ils s’éloignent progressivement, au fil des journées chargées, des habitudes, des responsabilités familiales et des conversations réduites à l’organisation du quotidien. Un jour, ils réalisent qu’ils fonctionnent efficacement ensemble, mais qu’ils ne se rencontrent plus vraiment.


Le couple devient alors une forme de colocation : chacun avance dans sa vie, sous le même toit, avec de moins en moins d’intimité émotionnelle.


Ce phénomène n’est pas forcément synonyme de fin de l’amour. Il constitue souvent un signal d’alerte : la relation a besoin d’attention, de dialogue et parfois d’un accompagnement professionnel pour retrouver de la proximité.


  • Qu’est-ce que le syndrome des colocataires dans un couple ?

L’expression « syndrome des colocataires » désigne une situation dans laquelle deux partenaires continuent à partager un logement et une organisation commune, mais ne nourrissent plus suffisamment leur relation affective.

Les échanges portent principalement sur :

  • Les courses.
  • Les enfants.
  • Les horaires.
  • Les tâches ménagères.
  • Les factures.
  • Les rendez-vous.
  • Les obligations familiales.
  • La gestion du quotidien.

Le couple fonctionne, mais il ne se vit plus véritablement comme un couple.

Il peut même donner l’impression d’aller bien de l’extérieur. Il n’y a pas nécessairement de disputes importantes, d’infidélité ou de séparation annoncée. Pourtant, l’un des partenaires, ou les deux, ressentent une solitude profonde.


La présence physique ne garantit pas la proximité émotionnelle.

Les conversations deviennent superficielles, les tentatives de connexion sont moins souvent accueillies et les moments de tendresse se raréfient.


  • Les 7 signaux qui indiquent que votre couple fonctionne comme une colocation :

1. Vous ne parlez plus que de logistique :

  • « Qui va chercher les enfants ? »
  • « Tu as payé la facture ? »
  • « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »


Ces questions sont nécessaires, mais elles ne suffisent pas à faire vivre un couple. Lorsque toutes les conversations se limitent à la gestion pratique, la relation perd progressivement sa dimension émotionnelle.

Vous savez ce que votre partenaire doit faire demain, mais savez-vous encore ce qu’il ressent ? Ce qui l’inquiète ? Ce qui lui fait plaisir ? Ce dont il rêve ?


2. Vous partagez un espace, mais plus vraiment votre monde intérieur :

Vous pouvez être assis côte à côte devant la télévision tout en vous sentant très éloignés. Chacun consulte son téléphone, regarde ses propres contenus ou s’occupe de ses activités.

La proximité devient alors uniquement géographique.

Vous êtes ensemble dans la même pièce, mais vous ne partagez plus vos pensées, vos émotions, vos projets ou vos fragilités. Cette situation peut être particulièrement douloureuse, car elle donne l’impression d’être seul tout en étant en couple.


3. Les gestes de tendresse ont presque disparu :

Les câlins, les baisers, les gestes affectueux et les contacts spontanés se font de plus en plus rares.

Il ne s’agit pas nécessairement d’une absence totale de sexualité. Parfois, c’est l’ensemble de la tendresse quotidienne qui s’est affaibli : poser une main sur l’épaule, se prendre dans les bras, se regarder avec attention ou chercher naturellement le contact de l’autre.

Quand la connexion émotionnelle s’amenuise, l’intimité physique peut également devenir plus difficile.


4. Vous ne partagez plus rien ensemble par plaisir :

Vous accomplissez peut-être de nombreuses choses en équipe, mais principalement par obligation.

Vous gérez les enfants, le logement et les rendez-vous. Vous organisez les vacances ou les repas. Pourtant, vous ne partagez plus de moments qui existent uniquement pour nourrir votre relation.

Le couple devient une équipe logistique, mais il perd progressivement sa complicité.


Une relation a besoin de moments sans objectif pratique : rire ensemble, sortir, découvrir une activité, parler de tout et de rien, se retrouver loin des responsabilités habituelles.


5. Vous avez cessé de vous confier :

Lorsque quelque chose vous préoccupe, vous en parlez davantage à un ami, à un membre de votre famille ou à une personne extérieure qu’à votre partenaire.

Vous pouvez penser :

  • « Il ou elle ne comprendra pas. »
  • « Cela ne sert à rien d’en parler. »
  • « Je ne veux pas créer de conflit. »
  • « Je préfère garder cela pour moi. »

À force de ne plus partager votre vie intérieure, vous créez une distance silencieuse. Votre partenaire devient la personne avec qui vous vivez, mais pas nécessairement celle vers qui vous vous tournez lorsque vous avez besoin d’écoute ou de réconfort.


6. Vous évitez les discussions importantes :

Vous ne parlez plus de vos frustrations, de vos besoins ou de vos attentes parce que vous craignez une dispute, une réaction froide ou une nouvelle déception.

Le silence peut alors donner une impression de calme. Mais il ne s’agit pas toujours d’une paix véritable. Il peut simplement s’agir d’un désengagement progressif.

Ne plus se disputer n’est pas nécessairement un signe que tout va mieux. Parfois, cela signifie que l’un des deux partenaires ne croit plus que le dialogue puisse changer quelque chose.


7. Vous vous sentez seul dans votre propre couple :

C’est probablement le signe le plus important.

Vous avez le sentiment de ne plus être choisi, regardé, écouté ou désiré. Vous avez parfois l’impression de vivre une relation correcte en apparence, mais vide à l’intérieur.

Cette solitude à deux peut être accompagnée de tristesse, d’irritabilité, de ressentiment ou d’une perte d’estime de soi. Lorsque chacun se sent négligé ou peu important, les incompréhensions s’accumulent et la relation devient plus fragile.


  • Pourquoi les couples deviennent-ils des colocataires ?

Le passage de la relation amoureuse à la colocation affective ne se produit généralement pas en une seule journée. Il résulte souvent d’une accumulation de facteurs.


o  La fatigue et le stress :

Le travail, les enfants, les problèmes financiers, la charge mentale ou les difficultés de santé peuvent monopoliser l’énergie disponible.

Lorsque les partenaires sont épuisés, la relation devient parfois la première chose mise de côté. Ils se disent qu’ils se retrouveront « plus tard », lorsque la période sera moins intense.

Mais les périodes calmes sont parfois rares. Si le couple n’est pas protégé volontairement, la distance peut devenir une nouvelle habitude.


o  La charge mentale et la répartition des tâches :

Les tâches ménagères ne sont pas seulement un problème d’organisation. Elles peuvent devenir une source de ressentiment, surtout si l’un des partenaires a le sentiment de tout porter.


o  Les discussions sur le ménage, les courses ou les enfants cachent parfois une demande plus profonde :

  • « J’ai besoin que tu voies mes efforts. »
  • « J’ai besoin de me sentir soutenu. »
  • « J’ai besoin d’avoir le sentiment que nous sommes une équipe. »
  • « J’ai besoin de compter pour toi. »

Les problèmes pratiques doivent donc être traités, mais il est également nécessaire d’écouter le besoin affectif qui se trouve derrière la plainte.


o  Les conflits non résolus :

Certains couples évitent les sujets sensibles pour ne pas se disputer. D’autres répètent les mêmes disputes sans jamais trouver de solution.

Dans les deux cas, la relation s’épuise. Les partenaires peuvent finir par ne plus rien dire, non pas parce qu’ils n’ont plus de besoins, mais parce qu’ils ne savent plus comment les exprimer sans blesser ou être blessés.


o  Le rôle parental qui prend toute la place :

Après l’arrivée des enfants, le couple peut se transformer en partenariat parental. Les échanges concernent alors principalement l’éducation, les devoirs, les activités et l’organisation familiale.


Être de bons parents est essentiel, mais un couple ne peut pas reposer uniquement sur cette fonction. Les partenaires ont également besoin de préserver leur identité amoureuse, affective et personnelle.


o  La perte d’estime et d’admiration :

Une relation s’affaiblit lorsque chacun ne voit plus chez l’autre que ses défauts, ses oublis ou ses manquements.

La critique permanente, le sarcasme ou le mépris peuvent faire disparaître la tendresse et l’admiration. À l’inverse, reconnaître les efforts de son partenaire permet de restaurer un climat plus sécurisant.


  • Les conséquences de la distance émotionnelle

Lorsque le couple devient une colocation, les conséquences peuvent toucher plusieurs domaines.

La distance émotionnelle peut également renforcer un cercle vicieux : moins les partenaires se parlent, moins ils se comprennent ; moins ils se comprennent, moins ils se rapprochent ; moins ils se rapprochent, plus ils se replient sur eux-mêmes.


"L’éloignement du couple apparaît souvent progressivement lorsque les partenaires ne répondent plus aux petites tentatives quotidiennes de connexion."

 

  • ·     Quand consulter un Thérapeute de Couple ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre une séparation, une infidélité ou une crise majeure pour consulter.


Une Thérapie de Couple peut être pertinente lorsque :

  • Les mêmes disputes reviennent sans solution.
  • Vous ne parvenez plus à parler sans vous blesser.
  • Vous vous sentez seuls malgré la vie commune.
  • L’intimité émotionnelle ou physique a fortement diminué.
  • Vous évitez les sujets importants.
  • L’un de vous envisage de partir.
  • Vous souhaitez reconstruire la confiance.
  • Vous avez le sentiment de ne plus savoir comment vous retrouver.


La Thérapie de Couple aide à mettre en lumière les mécanismes relationnels, les blessures, les attentes et les besoins qui se cachent derrière les disputes ou le silence.


La Thérapie offre également un cadre sécurisé pour dire ce qui n’arrive plus à être exprimé à la maison.

Demander de l’aide n’est pas reconnaître un échec. C’est parfois la première décision réellement commune que le couple prend depuis longtemps. N'hésitez pas à me contacter, Marianne GARCIA, Résolution Thérapie, nous pourrons ainsi échanger sur votre relation.




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Team Winner ou Team Compétiteur : "dans quelle équipe est votre couple ?" Pour beaucoup de couples, la compétition s’installe lentement, au fil du temps. Ça commence par un désaccord : U ne décision à prendre. Un planning à réorganiser. un mal-être à exprimer... Sournoisement, chacun veut défendre sa position. On ne s’écoute plus, on ne se comprend plus, le but est d’avoir raison. L’espace du couple est devenu un ring . Être en “Team Compétiteur”, ce n’est pas forcément se disputer violemment. C’est plutôt : • Avoir raison • Revenir sur les erreurs du passé. • Être dans le donnant - donnant • Attendre passivement des excuses. Dans ce schéma, l’ égo dépasse la place de la relation. On peut gagner en arguments… mais on perd en proximité. Avec le temps, ce fonctionnement fragilise la communication dans le couple . Les conflits conjugaux sont de plus en plus fréquents. L’incompréhension s’installe, la distance émotionnelle aussi. La dynamique "Team Winner" : une autre posture. À l’inverse, être en “Team Winner” ne signifie pas éviter les désaccords. Un couple solide peut vivre des conflits. C’est un couple qui choisit : De s’écouter. De réfléchir ensemble pour trouver une issue favorable. D’exprimer ce qui est important, ses besoins. De protéger la relation. La différence entre les deux est subtile mais fondamentale : On n’est pas des ennemis, mais une équipe. A deux il est plus facile d’aborder les difficultés. Cette posture change profondément la dynamique relationnelle. Elle favorise une communication plus apaisée, plus responsable et plus consciente. On peut s’interroger sur la présence de cette compétition qui est un mécanisme de protection, qui cache quelques fois : • La peur de ne pas être entendu. • La crainte de ne pas compter. • Un sentiment d’injustice accumulé. • Des blessures plus anciennes. La Thérapie de Couple va vous permettre de mettre en lumière ces différents mécanismes. Elle va vous aider à comprendre ce qui se joue réellement derrière les conflits répétitifs. Et vous, dans quelle équipe jouez-vous ? Cette prise de conscience est souvent le premier pas vers un changement durable. Si la compétition est trop présente, il est toujours possible de réapprendre à coopérer. La communication dans le couple s’apprend, se travaille, s’ajuste. En tant que Thérapeute Conjugale et Familiale, j’accompagne les couples à Clermont l’Hérault et en Visio pour transformer les conflits en opportunités de compréhension. L’objectif n’est pas de désigner un gagnant, mais de reconstruire une alliance. Si vous ressentez que vos échanges deviennent des affrontements, n’hésitez pas à me contacter.
par Marianne Garcia • 3 février 2026
Quand les couples mettent des œillères et refusent La Thérapie de Couple malgré la souffrance. Les cris ne font pas forcément parti de votre relation : • Vous vous disputez peu. • Les objets ne volent pas en éclat. Mais votre couple n’est pas au top de sa forme…Vous êtes en souffrance conjugale. Vos journées et vos soirées sont lourdes, sans communication, l’ambiance est tendue, glaciale même. Les principaux sujets de conversations sont devenus les enfants, l’intendance, et parfois le travail. Vous vous éloignez, la connexion s’est estompée, le lien entre vous a disparu. Vous partagez le même foyer, vous vous croisez, vous vous respectez, mais vous êtes devenus des colocataires. Vous continuez à cheminer, mais " ne vous mettez-vous pas des œillères ? " Vous vous refusez à accepter, à admettre la situation, peut-être par peur d’ affronter la réalité. Vous avez peut-être pensé commencer une Thérapie de Couple sans vraiment franchir le cap de la réflexion. Ce refus de faire la démarche n’est pas rare, et il est souvent alimenté par des peurs . • Peur de se remémorer des situations difficiles, douloureuses. • Peur de prendre conscience que l’amour n’est plus au rendez-vous. • Peur de conscientiser des réalités difficiles. • Peur de réaliser que la relation pourrait s’arrêter à la suite du travail thérapeutique, vous prenez des directions différentes. Vous vous voilez la face. Vous arrivez à vous convaincre que cet espace entre vous deux est peut-être « normal » avec le temps, la routine . Cette absence d’échange, de communication, de connexion favorise un mal-être silencieux qui ne manquera pas de d’exploser avec le temps. Vous n’êtes plus capable d’identifier vos sentiments, tout est devenu confus. Vous vous demandez si vous l’aimez encore. Est-ce que vous tenez encore à votre partenaire, et de quelle façon ? Vous êtes perdus … Ce désordre émotionnel est à considérer. Il n’est pas forcément synonyme de la fin de la relation mais le résultat de trop de non-dits, de ressentis refoulés. Une Thérapie de Couple est l’occasion de vous retrouver, de poser des mots, des ressentis sur des émotions, des sensations, de revenir sur des suppositions, des interprétations. Si des enfants sont présents dans votre foyer, ils sont les témoins silencieux de votre relation. Ils sont trop souvent oubliés. Les enfants observent, écoutent, imaginent. Vous êtes leur modèle et inconsciemment ils reproduiront votre façon de gérer ou de fuir les conflits. Vous êtes l’exemple que vous donnez à vos enfants. Vous leur transmettez une façon de vivre la relation de couple, mais aussi la façon de vous exprimer, le respect. Prendre soin de son couple, c’est aussi prendre soin de ses enfants. Commencer une Thérapie de Couple c’est s’offrir la possibilité d’y voir plus clair, de se sentir mieux. Dans un espace neutre. Vous vous octroyez un moment d’écoute et de parole pour prendre conscience de ce qui se joue dans votre relation. Vous vous offrez l’opportunité de faire des choix en couple. Vous ne subissez pas votre relation, vous êtes acteurs d’un changement à venir, vous enlevez vos « œillères » pour faire face à votre relation, à la vérité et c’est le premier pas vers un avenir plus harmonieux, plus fluide. Vous vous retrouvez dans cet article ? Une Thérapie de Couple peut être pour vous l’occasion de sortir de l’impasse et de redonner du sens à votre relation. Marianne GARCIA, Résolution Thérapie, je vous accompagne dans votre démarche, n'hésitez pas à me contacter .
par Marianne Garcia • 22 décembre 2025
Le lien entre une maman et sa fille est difficilement définissable tellement il est unique. Mais la réalité du quotidien va laisser émerger une forme de complexité et d’incompréhension mêlés quelque fois à une forme de mauvaise interprétation. Chacune revendique sa façon d’exister qui lui appartient. Je reçois des mères et leur fille qui osent avouer et regretter leurs difficultés relationnelles, et leurs craintes de reproduire encore et encore ce mode de fonctionnement. Elles constatent un fossé entre elles, qui les éloignent progressivement. Moins de dialogues, moins de complicités, moins de confidences. C’est l’accumulation de non-dits et des interprétations qui abiment la relation. Chacune à son vécu, son passé, ses regrets, ses doutes et ses peurs, et ni l’une ni l’autre ne sait comment aborder la situation. Les mots sont difficiles à trouver, on n’ose pas faire le premier pas et tout cela génère des malentendus. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour se retrouver, il n’y a pas d’âge. La thérapie Mère/Fille vous offre un espace dans lequel vous allez pouvoir vous exprimer sans crainte de jugement. Le but est d’explorer ensemble ce qui a été ou qui est douloureux, sensible, afin de redécouvrir le lien qui vous lie. L’objectif est de trouver ou retrouver une communication légère et fluide, de régler les mauvaises interprétations et mal ou sous-entendus, de prendre conscience des besoins et des attentes de chacune, et de se débarrasser du poids du passé. Le but étant aussi de pouvoir aborder tous les sujets sans crainte et d’y ajouter aussi une pointe d’humour qui a fait défaut pendant un certain temps. Vous allez pouvoir commencer ensemble, un nouveau chapitre de votre vie. Si vous vous retrouvez dans cet article, n’hésitez pas à me contacter . Marianne GARCIA, Résolution Thérapie, et je répondrai à vos questions.
par Marianne Garcia • 26 novembre 2025
Trouver sa place en tant que Coparent : un défi plus courant qu’on ne le croit. Commençons par un chiffre : Selon l'INED, plus de 44 % des mariages terminent en divorce. Dans les familles d’aujourd’hui, la coparentalité est devenue une réalité fréquente : familles recomposées. Séparations. Garde alternée. Nouveaux partenaires… Pourtant, malgré cette évolution des modèles familiaux, une question revient constamment en consultation : « Comment trouver ma place en tant que coparent ? » Ce questionnement est normal. Il est même sain et bien souvent, derrière cette interrogation se cachent des frustrations silencieuses, une fatigue émotionnelle, une peur de “Mal Faire”… et parfois un sentiment d’isolement que personne ne perçoit vraiment, ou qu’on ne montre pas. Être coparent , ce n’est pas seulement “composer” avec une nouvelle organisation. C’est aussi essayer d’exister dans un nouvel espace où les rôles et les places sont déjà posés, même parfois bien ancrés. On peut avoir cette dure impression de « marcher sur des œufs », d’être en permanence dans la retenue, sur la défensive ou même d'être évalué. Commencent alors à apparaître, un sentiment d’invisibilité, des tensions dans le couple, des malentendus avec l’enfant, une pression intérieure difficile à nommer. Certaines personnes me confient : « J’ai tellement envie de bien faire, mais je ne sais plus ce que j’ai le droit de faire, je ne sais pas comment me positionner. » C’est l’un des indicateurs les plus fréquents d’une place encore fragile. La coparentalité amène chaque adulte à jongler entre plusieurs dynamiques : Son couple actuel. La relation avec l’ex-conjoint de l’autre. Les attentes des enfants. Les propres valeurs éducatives de chacun. Tout cela crée un Puzzle Émotionnel où chaque pièce doit trouver sa place … mais où personne n’a vraiment reçu le mode d’emploi. L’enjeu n’est pas simplement de “s’intégrer”, mais d’établir une place stable, reconnue et légitime et le tout sans générer des tensions inutiles. Beaucoup de coparents tentent de gérer seuls, pensant que : « Ça va finir par se mettre en place ». Mais souvent, l’accumulation de non-dits, de frustrations ou d’ajustements maladroits finit par créer un déséquilibre dans le couple lui-même. On s’épuise, on se retient, on évite des sujets essentiels, sensibles, pour ne pas générer de tensions, et à force de vouloir préserver la paix, de vouloir « bien faire », on en perd sa propre place. Une thérapie va vous être utile pour : Mettre des mots sur ce que chacun vit. Clarifier les rôles et les places de manière apaisée. Définir une place stable et sécurisante pour le coparent . Rétablir une communication fluide dans votre couple. Comprendre ce qui appartient à l’histoire passée… et ce qui doit exister dans le présent. Beaucoup de couples me disent après quelques séances : « On réalise enfin qu’on n’avait pas les mêmes définitions de la coparentalité. » Une fois les points d’appui posés, tout devient plus simple, plus léger, plus cohérent. Si vous vous retrouvez dans cet article, si vous sentez que la situation vous pèse ou que cela crée des tensions dans votre couple, c’est que vous êtes probablement au moment idéal pour vous faire accompagner. Je vous accueille dans mon cabinet à Clermont l’Hérault ou en visio, pour vous aider à comprendre ce qui se joue, à stabiliser votre rôle et à réinstaller de la sérénité familiale. N'hésitez à me contacter , Marianne GARCIA, Résolution Thérapie, nous pourrons échanger sur votre situation, et je répondrai à vos questions.
par Marianne Garcia • 13 octobre 2025
Prendre du Temps pour Soi est un acte souvent perçu comme un luxe dans nos sociétés modernes a cause des journées remplies de responsabilités professionnelles, familiales et sociales. Pourtant, s'accorder des moments pour soi est loin d'être égoïste. C’est une réalité, une nécessité qui peut transformer votre qualité de vie. Prendre du temps pour soi permet de se reconnecter à ses besoins et à ses émotions . Dans le tourbillon du quotidien, il est facile de se déconnecter de soi, de s'oublier. Pourtant, se donner l'occasion de faire le point, aide à clarifier son esprit, à se recentrer et à mieux comprendre ce que l'on souhaite vraiment. Cette reconnexion favorise un sentiment de paix intérieure, ce qui réduit le stress et l'anxiété. Se détendre et s'offrir des moments de qualité pour soi-même à des effets positifs sur la santé. Prendre soin de soi a également un impact positif sur vos relations avec les autres. Lorsque vous êtes reposé et détendu, vous êtes plus patient, plus attentif, et plus à l'écoute. Le fait de mieux gérer son propre bien-être permet d'éviter les frustrations accumulées qui peuvent nuire aux échanges familiaux ou professionnels. Vous devenez un meilleur partenaire, un meilleur parent, un meilleur ami, car vous êtes plus disponible. Prendre des pauses et s'accorder des moments pour soi booste la créativité . Le cerveau a besoin de moments de pause pour connecter les idées et développer de nouvelles perspectives. Ces moments de détente nourrissent votre esprit et vous permettent de résoudre les problèmes plus efficacement. Pour maximiser les bienfaits de ces moments pour soi, il est essentiel de les ritualiser. Intégrez-les dans votre routine comme une habitude non négociable. En somme, prendre du temps pour soi n’a rien d’un acte égoïste. Bien au contraire, cela vous permet d’être plus détendu, reposé et donc, plus présent et disponible pour les autres après ce moment de ressourcement. Finalement, pas d’excuses : se consacrer à soi-même de temps en temps, c’est tout simplement indispensable. « Alors, vous commencez quand ? ». Si vous avez des difficultés à instaurer ces temps nécessaires à votre quotidien, à les planifier dans votre vie de famille, n’hésitez pas à me contacter 📱, Marianne GARCIA, Résolution Thérapie, je répondrai à vos interrogations.
par Marianne Garcia • 22 septembre 2025
Scroller sans fin : les effets négatifs du téléphone sur les enfants et les ados Nous connaissons tous ce geste devenu automatique et peut-être quotidien, lorsque l’on prend son téléphone et on fait défiler l’écran sans forcément y porter une attention particulière, comme une habitude. Ce Scrolling infini, particulièrement présent sur les réseaux sociaux, peut sembler anodin… mais chez les enfants et adolescents, il peut avoir un impact bien plus profond qu’on ne l’imagine. 👉 Le cerveau est en état d’alerte permanente : Chaque nouvelle vidéo, image ou notification active le système de récompense du cerveau grâce à la dopamine, l’hormone du plaisir. Résultat : le cerveau s’habitue à recevoir des mini “shoots” de satisfaction. Chez les enfants, dont le cerveau est encore en construction, cela peut entraîner : • Une difficulté à rester concentré sur une tâche sans distraction, • Une recherche constante de stimulation, • Une baisse de motivation pour les activités qui demandent de la patience (lecture, devoirs, jeux créatifs). 👉 L’impact sur le sommeil : Beaucoup d’enfants scrollent avant de dormir (et même des adultes) … parfois longtemps après l’heure du coucher. Or, la lumière bleue des écrans retarde l’endormissement et diminue la qualité et la quantité du sommeil. Moins de sommeil, c’est plus d’irritabilité, de fatigue et de difficultés à gérer ses émotions le lendemain. 👉 L’effet miroir sur l’estime de soi : Les réseaux sociaux bombardent les jeunes d’images idéalisées : corps parfaits, vies parfaites, succès affichés. À force de comparaison, certains enfants développent : • Une baisse de confiance en eux. • Un sentiment d’infériorité. • Une anxiété sociale, voire des symptômes dépressifs. • Troubles alimentaires. Une étude menée par Patricia J. Condor, chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, montre « qu’une augmentation de l’usage des médias sociaux est associée à une baisse de l’estime de soi et à un accroissement des symptômes associés aux troubles alimentaires chez les adolescents. » 👉 Le risque d’isolement : Ironiquement, passer des heures à scroller peut éloigner des autres, souvent à cause de la comparaison sociale, souvent faite de façon négative. Les échanges familiaux ou amicaux sont remplacés par un contact passif avec l’écran. À long terme, cela peut freiner le développement de vraies compétences sociales. 👉 La perte de temps invisible : Quelques minutes par-ci, par-là… qui se transforment vite en plusieurs heures par jour. La moyenne mondiale étant de 2h25 en 2024. Cela réduit le temps disponible pour les jeux physiques, la lecture, le sport ou simplement « l’ennui » nécessaire au développement de l’imagination. Que faire en tant que parent ? • Apprenez à connaître les réseaux utilisés par vos enfants. • Intéressez-vous, posez des questions à vos enfants. • Montrez l’exemple : Soyez attentifs, vous aussi à utiliser votre téléphone de façon raisonnée. • Fixez des limites claires : par exemple, pas d’écrans pendant les repas ni après une certaine heure. • Pensez aux solutions alternatives : jeux de société, activités sportives, moments de partage. • Favorisez le dialogue : parlez des réseaux sociaux, de leurs bienfaits et de leurs pièges, pour aider votre enfant à développer un esprit critique. Le Scrolling n’est pas “mauvais” en soi, c’est son usage excessif qui peut l’être et qui peut avoir des conséquences néfastes. Le but n’est pas d’interdire, votre rôle de parents est de guider votre enfant pour qu’il reprenne le contrôle. Aider votre enfant à comprendre pourquoi il scrolle sans fin, c’est lui offrir un outil puissant : celui de choisir, plutôt que de subir. Vous sentez que votre enfant ou votre ado a du mal à se détacher de ses écrans ? En Thérapie Familiale , nous travaillons ensemble pour trouver un équilibre sain, rétablir la communication et apaiser les tensions autour de l’usage du numérique. Si vous vous retrouvez dans cet article, n’hésitez pas à me contacter , nous pourrons ainsi échanger sur les difficultés que vous rencontrez actuellement.
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