par Marianne Garcia
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22 septembre 2025
Scroller sans fin : les effets négatifs du téléphone sur les enfants et les ados Nous connaissons tous ce geste devenu automatique et peut-être quotidien, lorsque l’on prend son téléphone et on fait défiler l’écran sans forcément y porter une attention particulière, comme une habitude. Ce Scrolling infini, particulièrement présent sur les réseaux sociaux, peut sembler anodin… mais chez les enfants et adolescents, il peut avoir un impact bien plus profond qu’on ne l’imagine. 👉 Le cerveau est en état d’alerte permanente : Chaque nouvelle vidéo, image ou notification active le système de récompense du cerveau grâce à la dopamine, l’hormone du plaisir. Résultat : le cerveau s’habitue à recevoir des mini “shoots” de satisfaction. Chez les enfants, dont le cerveau est encore en construction, cela peut entraîner : • Une difficulté à rester concentré sur une tâche sans distraction, • Une recherche constante de stimulation, • Une baisse de motivation pour les activités qui demandent de la patience (lecture, devoirs, jeux créatifs). 👉 L’impact sur le sommeil : Beaucoup d’enfants scrollent avant de dormir (et même des adultes) … parfois longtemps après l’heure du coucher. Or, la lumière bleue des écrans retarde l’endormissement et diminue la qualité et la quantité du sommeil. Moins de sommeil, c’est plus d’irritabilité, de fatigue et de difficultés à gérer ses émotions le lendemain. 👉 L’effet miroir sur l’estime de soi : Les réseaux sociaux bombardent les jeunes d’images idéalisées : corps parfaits, vies parfaites, succès affichés. À force de comparaison, certains enfants développent : • Une baisse de confiance en eux. • Un sentiment d’infériorité. • Une anxiété sociale, voire des symptômes dépressifs. • Troubles alimentaires. Une étude menée par Patricia J. Condor, chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, montre « qu’une augmentation de l’usage des médias sociaux est associée à une baisse de l’estime de soi et à un accroissement des symptômes associés aux troubles alimentaires chez les adolescents. » 👉 Le risque d’isolement : Ironiquement, passer des heures à scroller peut éloigner des autres, souvent à cause de la comparaison sociale, souvent faite de façon négative. Les échanges familiaux ou amicaux sont remplacés par un contact passif avec l’écran. À long terme, cela peut freiner le développement de vraies compétences sociales. 👉 La perte de temps invisible : Quelques minutes par-ci, par-là… qui se transforment vite en plusieurs heures par jour. La moyenne mondiale étant de 2h25 en 2024. Cela réduit le temps disponible pour les jeux physiques, la lecture, le sport ou simplement « l’ennui » nécessaire au développement de l’imagination. Que faire en tant que parent ? • Apprenez à connaître les réseaux utilisés par vos enfants. • Intéressez-vous, posez des questions à vos enfants. • Montrez l’exemple : Soyez attentifs, vous aussi à utiliser votre téléphone de façon raisonnée. • Fixez des limites claires : par exemple, pas d’écrans pendant les repas ni après une certaine heure. • Pensez aux solutions alternatives : jeux de société, activités sportives, moments de partage. • Favorisez le dialogue : parlez des réseaux sociaux, de leurs bienfaits et de leurs pièges, pour aider votre enfant à développer un esprit critique. Le Scrolling n’est pas “mauvais” en soi, c’est son usage excessif qui peut l’être et qui peut avoir des conséquences néfastes. Le but n’est pas d’interdire, votre rôle de parents est de guider votre enfant pour qu’il reprenne le contrôle. Aider votre enfant à comprendre pourquoi il scrolle sans fin, c’est lui offrir un outil puissant : celui de choisir, plutôt que de subir. Vous sentez que votre enfant ou votre ado a du mal à se détacher de ses écrans ? En Thérapie Familiale , nous travaillons ensemble pour trouver un équilibre sain, rétablir la communication et apaiser les tensions autour de l’usage du numérique. Si vous vous retrouvez dans cet article, n’hésitez pas à me contacter , nous pourrons ainsi échanger sur les difficultés que vous rencontrez actuellement.